Introduction : optimiser la consommation n’est pas seulement économiser l’électricité
Avec l’augmentation du nombre d’équipements d’impression 3D, les coûts énergétiques liés à l’électricité, à la climatisation, à l’air comprimé, au durcissement, au traitement thermique et à la manipulation des poudres deviennent progressivement visibles. Pour les clients industriels, la fabrication durable et l’empreinte carbone font également partie de l’évaluation de la chaîne d’approvisionnement. L’impression 3D offre en soi un potentiel de réduction du gaspillage matière, mais une planification de production inefficace, des équipements laissés longtemps en veille ou des reprises répétées en post-traitement peuvent, eux aussi, entraîner un gaspillage d’énergie.
1. Commencer par établir une base de mesure de la consommation énergétique
Avant d’optimiser, il faut savoir où l’énergie est consommée. Il est recommandé d’enregistrer la consommation par équipement, par procédé et par commande, notamment pendant la phase d’impression, le préchauffage, le refroidissement, la veille et le post-traitement. Pour les procédés sur lit de poudre, les temps de préchauffage et de refroidissement peuvent représenter une part importante du cycle total ; pour les procédés résine, le nettoyage, le durcissement et la ventilation doivent également être inclus. Ce n’est qu’en établissant des indicateurs de consommation par pièce, par unité de poids ou par volume de fabrication effectif qu’une comparaison pertinente devient possible.
2. Augmenter le taux de chargement des lots pour réduire la consommation unitaire
Pour de nombreux équipements, la consommation de base n’est pas strictement proportionnelle au nombre de pièces chargées. Un regroupement judicieux des lots peut réduire de manière significative la consommation par pièce, en particulier pour les procédés SLS, MJF et les procédés métalliques sur lit de poudre. Toutefois, ce regroupement ne doit pas se faire au détriment des délais ni de la qualité ; il convient de constituer les lots selon le matériau, la couleur, les exigences de précision et la filière de post-traitement. Pour les commandes urgentes, il est possible d’utiliser de petits lots pour une livraison rapide ; pour les commandes standard, des règles de planification permettent d’améliorer le taux d’utilisation de la chambre de fabrication.
3. Réduire les reprises, c’est réduire le gaspillage d’énergie
Les reprises et les réimpressions constituent souvent le plus grand coût énergétique invisible. Grâce au DFM en amont, à la validation de la première pièce, au verrouillage des paramètres et à la traçabilité qualité, il est possible de réduire le taux d’échec. Le post-traitement doit également éviter le sablage répété, la seconde couche de peinture et le ponçage excessif. Dans certains cas, choisir un matériau ou un procédé plus adapté peut légèrement augmenter le prix unitaire, mais réduire les échecs et le post-traitement ; au final, l’ensemble du processus est plus économe en énergie.
4. La gestion des équipements et le contrôle de l’environnement sont tout aussi importants
Un entretien régulier des lasers, des sources lumineuses, des systèmes de chauffage et des mécanismes de mouvement permet d’éviter un fonctionnement inefficace des équipements. Les systèmes de climatisation et de ventilation doivent être contrôlés par zones selon les besoins du procédé, et non fonctionner à pleine charge de manière uniforme dans tout l’atelier. Les équipements sans tâche pendant une longue période doivent passer en mode économie d’énergie, tout en conservant l’environnement de stockage des matériaux requis. Un tableau de bord de données peut afficher la durée de veille, le taux de chargement et les consommations anormales, aidant ainsi les responsables à identifier les sources de gaspillage.
Conclusion
L’optimisation énergétique en impression 3D ne consiste pas simplement à réduire la puissance d’une machine ; elle vise à diminuer le gaspillage sur l’ensemble du flux, depuis les commandes, les procédés, la qualité et le contrôle environnemental. En reliant la conception aux ressources de fabrication, Blueprint3D peut également aider ses clients, grâce à une gestion fondée sur les données, à choisir des voies de réalisation plus efficaces et plus durables.
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